Quezako ? Pour RDDV, et pour les députés qui ont voté en ce sens au
mois de mars, « quand on achète un CD ou une vidéo sur Internet, on doit
pouvoir les lire sur n'importe quelle machine ». C'est ce que l'on appelle
l'interopérabilité.
Là où Renaud Donnedieu de
Vabres (RDDV) passe, Apple trépasse (ou
du moins se sent défaillir). Dans un entretien accordé, jeudi 27 avril, à
l'International Herald Tribune (IHT), le ministre de la Culture indique son
intention de tout faire pour « briser » l'emprise d'une technologie (celle
d'iTunes ou de Sony Connect) sur les oeuvres
culturelles.
Or, c'est précisément ce que ne permet pas Apple.
Aujourd'hui, sauf à transcoder la musique, un titre acheté sur iTunes Music
Store n'est lisible que sur un iPod, d'Apple. Le projet de loi sur le droit
d'auteur, qui arrive au Sénat le 4 mai, veut en finir avec cette situation. Mais le
constructeur informatique américain en a fait une affaire personnelle.
Après
l'adoption par l'Assemblée nationale du projet de loi DADVSI, Apple a purement
et simplement menacé de se retirer du marché français. Et déclaré que « l'application
par la France de la directive européenne sur le droit d'auteur va se traduire
par une culture officielle du piratage ». Pour ses envolées lyriques Apple
a même reçu le soutien du ministre du Commerce américain, Carlos Gutierrez. Pourtant,
en grand pragmatique, RDDV se veut rassurant. « Je n'ai absolument rien
contre iTunes, et il ne s'agit pas d'une quelconque vengeance ou de
protectionnisme à l'encontre d'une société étrangère », affirme le ministre
de la Culture dans l'IHT. Mais, pour Apple, le mal est fait. L'interopérabilité, c'est
plus qu'un gros mot : c'est une fausse note. Impardonnable.
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